05.06.2008

Un dernier pour la route

Chers amis,
Finalement une petite interruption de la Jachère :
Voici l'interview de Michel Charasse au Figaro sur ses amis socialistes. Intéressant.

31.01.2008

Retour vers le passé (suite)

Je vous ai fait un peu attendre, excusez moi. La photo du 29 représente donc :

- la place Léon Blum (à l'époque place Voltaire) dans "le vieux Paris" (la date n'est pas précisée: avant guerre ?)

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- mais surtout, les VOEUX DE PATRICK BLOCHE, candidat PS à la Mairie du XIème arrondissement, comme on le voit au verso

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Cette carte pourrait n'être qu'anecdotique, mais elle témoigne d'un "bain idéologique" dans lequel se coule la vision de Paris de M. Bloche. Un Paris fantasmé, de l'ancien temps, où on circule à vélo (à deux sur le vélo) ou en autobus (sans pneus)... pourquoi pas à cheval ?  Cette vision, non dénuée d'un charme presque bucolique, est révélatrice du passéisme du projet socialiste, en tout cas de son inconscient.

Pour rappel, à l'époque, le vélo est le véhicule du pauvre qui ne peut se payer de voiture, et non celui du bobo qui prend soin de sa santé... ou qui a recours à ce moyen faute de taxis ou de places de stationnement disponible (Je suis moi même utilisateur régulier du vélib, je précise bien que je n'ai rien contre). Personnellement, le cycliste me fait penser à mon grand-père lors de l'exode qui a rejoint de Paris l'Aveyron en vélo... faute de carburant. Je crois qu'il aurait apprécié l'hommage non sans une certaine ironie...

Mais malheureusement, la vie moderne c'est aussi la circulation rapide des informations, des biens des personnes, au service du développement économique. Ce qui n'exclut pas un développement économique durable qui prenne en compte l'environnement. Il s'agit d'inventer de nouvelles solutions de circulation qui conjuguent les efficacités de tous les modes de transport.

Nous ne sommes pas en 1950, mais en 2007, et nous souhaitons un maire qui ait une vision d'avenir pour la capitale...

Ceci est bien entendu une chronique qui s'assumme légère, cette carte n'étant qu'un symbole. Mais en politique, les symboles sont parfois lourds de signification...

Bon, nous reparlerons de cette question des transports bientôt, avec les propositions de Françoise de Panafieu, ainsi que certaines réflexions/propositions plus personnelles...

à bientôt !

09.01.2008

La Mairie de Paris préfère les enseignants grévistes aux parents d’élèves

Dans un entretien au Figaro, Eric Ferrand (MRC), adjoint au maire de Paris ELU DANS LE ONZIEME ARRONDISSEMENT, en charge de la vie scolaire et de l'aménagement du rythme scolaire,  explique que la Ville de Paris ne proposera pas de services aux parents pour les dépanner les jours de grève dans les écoles.

Extrait de l'article

"Le Figaro : Allez-vous mettre en place des solutions d'accueil des élèves du primaire lors de la prochaine grève?

Éric Ferrand : Le projet de Xavier Darcos est une véritable provocation! C'est une idée que je rejette totalement. Le droit de grève est inscrit dans la Constitution, et nos agents ne sont pas des casseurs de grève. C'est pernicieux et même méprisant d'aller imaginer que l'on va utiliser les salaires des uns pour payer les autres à casser une grève."

Cf lien vers l’article : http://www.lefigaro.fr/politique/2008/01/09/01002-2008010...

De cet entretien, il se dégage un mépris absolu pour les parisiens… qui sont les électeurs de M. Delanoë, avec notamment cette phrase d’Eric Ferrand au Monde :

En cas de grève, "nous n'avons pas de solutions alternatives", a indiqué l'adjoint. "La solution, c'est que le gouvernement évite la grève et qu'il retire son projet de suppression de postes dans l'éducation nationale".

Si ce n’est évidemment pas la responsabilité de la Mairie de Paris de s’impliquer dans les grèves, on peut tout de même s’étonner de son absence totale de considération pour les parents d’élèves. M. Ferrand refuse un quelconque aménagement pour simplement accueillir les enfants n’ayant pas cours. Au prétexte de défendre le droit de grève.

Cela illustre une dérive d’acception du droit de grève. Pour les socialistes, le droit de grève est entendu comme « moyen d’emmerdement maximal ».Une grève n’est efficace que si elle met les autres citoyens dans la difficulté. Ce « principe d'égoïsme du gréviste » défendu par la Mairie de Paris a tout de même de quoi étonner.

A mon sens, le droit de faire grève doit être dissocié du droit de pénaliser l’ensemble des citoyens. La grève est avant tout l’expression d’une opposition des salariés à leur employeur (privé ou public). Elle est un message politique, et permet notamment l’organisation de manifestations qui sont l’occasion de présenter les revendications des grévistes. Pour autant, le droit de grève n’est pas le droit de perturber la vie des citoyens qui n’y sont pour rien, ces perturbations doivent même être considérées comme une conséquence évidente mais dont l’impact doit être minimisé. Ne serait-ce que pour montrer la solidarité des grévistes avec l’ensemble des citoyens.

En ce sens, la grève des enseignants prive déjà les enfants d’un bien précieux : l’enseignement ! Ne pas avoir classe est déjà une privation. Faut-il y rajouter le droit de ne pas être accueilli ?A moins de considérer que la mission principale des enseignants est de faire du gardiennage, il me semble que les deux « services » doivent être distingués. Les enseignants enseignent, et l’Etat (ici la Mairie de Paris) fournit des infrastructures d’accueil pour que cet enseignement se déroule.

Ainsi, que se passerait-il si d’autres catégories considéraient leur grève ainsi : les médecins en grève assurent toujours un service d’urgence, et personne ne se pose la question si les personnels administratifs des hôpitaux sont des « briseurs de grève » en accueillant les malades lors de ces mouvements.

Tout ceci montre bien le sectarisme de l’équipe de M. Delanoê, qui sacrifie des centaines de milliers de parents à sa lutte politique contre le gouvernement,en organisant la perturbation maximale de la garde des enfants les jours de grève.

M. Ferrand étant un élu du onzième arrondissement, je vous pose une question, chers habitants (et électeurs) : voulez vous un adjoint à l’éducation qui s’occupe de vos enfants… ou qui les sacrifie sur l’autel de la politique politicienne nationale ?

Thomas Zlowodzki

Ci-dessous, l'article du Monde

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-997547,0.html

Patrick Bloche, expert démago

Sans que ce soit une surprise, le candidat socialiste à la mairie du XIème, Patrick Bloche, s’est encore illustré par une petite phrase démago à propos de la proposition de Nicolas Sarkozy de supprimer la publicité sur les chaînes de télévision du service public.

Son communiqué, tel que repris par La Tribune ou le Nouvel Obs précise ainsi que « Patrick Bloche, vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale en charge des médias, a également exprimé "la plus vive inquiétude", jugeant que "ce jeu de bonneteau hasardeux consistant à déshabiller le service public pour venir à la rescousse des grandes chaînes privées dont les actions ont aussitôt décollé, augure mal des orientations de la future loi sur l'audiovisuel promise par le gouvernement". "Alors que les grandes chaînes privées ne parviennent pas à tirer profit de la croissance de la publicité à la télévision et que leurs titres atteignaient mardi matin un niveau historiquement bas (...), le président de la République vient de leur faire les plus belles étrennes qui soient en enfilant le costume de l'apprenti boursicoteur", estime le député de Paris. »

Ainsi, en bon socialiste, M. Bloche ne voit dans cette mesure qu’une aide aux grandes chaînes privées, car leur cours de bourse a grimpé dans la journée de l’annonce de la mesure. On l’a moins entendu quand le lendemain les cours de TF1 et M6 redescendaient peu ou prou à leur niveau de la veille, notamment en raison de l’annonce de taxes supplémentaires pour financer le retrait de la publicité sur les chaînes publiques. 

Si le sujet de la publicité sur les chaînes publiques est un sujet sérieux, qui mérite effectivement débat, on ne peut que trouver pitoyable cette attitude qui consiste à suspecter quasi systématiquement toute mesure de Nicolas Sarkozy de « complicité avec le grand capital ».En même temps, si le PS veut persister dans l'archaïsme idéologique, grand bien pour lui…

17.12.2007

Qui connaît Monsieur Bloche ?

[Copie de l'article paru dans la lettre du onzième de décembre 2007] 

 

Connaissez-vous Patrick Bloche ? C’est pourtant lui que vous pourrez - ou non ! - envoyer en mars présider aux destinées de la Mairie du XIème, puisqu’il a décidé de se présenter contre le maire actuel, Monsieur Sarre,  pourtant membre de la majorité plurielle de Bertrand Delanoë…

 

Pour en savoir plus, j’ai honoré l’invitation que j’avais reçue dans ma boite aux lettres et me suis rendu début décembre à sa première réunion de campagne, sans a priori et avec l’idée de m’enrichir du débat d’idées que doit à mes yeux être la politique. Je ne fus pas déçu du voyage…

 

Une première intervenante « chauffe la salle » sur le thème du cadre de vie. Ses analyses parfois intéressantes  - notamment sur le rôle de la ville comme donneuse d’ordre dans le processus de développement durable - sont vite noyées dans le jargon de la novlangue socialiste : « écocité militante », « ville solidaire » , « habitat sobre et économe ». Oser parler de « ville solidaire » quand la politique de circulation suicidaire de Delanoë isole chaque jour davantage les bobos aisés parisiens des classes populaires de banlieue, chapeau ! Mais le pire est à venir, lorsqu’est  évoqué l’idéal socialiste de la ville « une ville avec le moins de logements possible, le moins de trafic possible, le moins d’activité économique possible ». Au moins sur ce point Delanoë aura réussi son pari, avec un taux de chômage dans la capitale supérieur d’un point à la moyenne nationale…

 

Puis c’est le discours du candidat socialiste… Je vous en livre les meilleurs morceaux, et les questions qui m’en sont venues…

 

Voulez-vous d’un maire soumis au diktat des « khmers verts »  ?

Sentant que l’oratrice initiale était allée un peu trop loin, Patrick Bloche ressent le besoin de préciser « Nous ne sommes pas pour la décroissance » ! Ouf, nous voilà rassurés. Ce qui nous rassure moins, c’est lorsqu’un peu plus tard il prévient « Nos partenaires verts veulent fermer le centre de Paris à la circulation. Pour un arrondissement limitrophe comme le nôtre, ce serait une catastrophe écologique, en raison du report du trafic et de la pollution que cela générerait ». Ce que M. Bloche ne dit pas, c’est comment Delanoë compte s’y prendre pour gouverner sans les Verts…

Voulez-vous d’un maire cumulard et apparatchik ?

En contradiction avec la proposition 69 du pacte présidentiel de Ségolène Royal (non cumul des mandats pour les parlementaires), M. Bloche ne compte pas abandonner son mandat de député s’il est élu maire. « Je pense que cela peut être bénéficiable au XIème d’avoir un député maire. La question se posera en 2012, pour le renouvellement de mon mandat de député ».

Voulez-vous d’un maire amnésique ?

Est-ce pour justifier sa candidature de cumulard ? En tout cas, Patrick Bloche ne semble pas satisfait de la gestion de M. Sarre « Dans le XIème, nous avons loupé le coche du développement des pistes cyclables. Notamment par rapport au XIIème arrondissement » ; « Pour le projet de marché alimentaire boulevard Voltaire, c’est une idée de Monsieur Sarre. Le Maire d’arrondissement a déposé ce vœu en son nom seul. Je ne vous dis ni oui ni non sur ce sujet, mais j’aimerais qu’on demande leur avis aux habitants, ce qui n’a pas été fait » ; « Sur la propreté, je tiens à souligner que ce sont des associations qui ont mené les actions les plus fortes, et non pas le maire d’arrondissement » ; « Pour la gestion des déchets dans les écoles, qui est de la responsabilité du maire d’arrondissement, il faudra être beaucoup plus ambitieux qu’actuellement. » Ce que M. Bloche oublie, c’est qu’il était partie intégrante de l’exécutif en place ! Mais nous prenons acte de ses constats…

Son amnésie semble s’étendre à d’autres sujets : « Concernant les boulevards des fermiers généraux, je suis pour la possibilité d’apporter une touche forte de rénovation et davantage de verdure ». A-t-il oublié qu’il s’agissait d’une promesse de campagne de Bertrand Delanoë ?

Voulez-vous d’un maire qui approuve la « politique des copains » de Delanoë ?

M. Bloche dira plus tard - très clairement - pourquoi il est préférable que ce soit lui qui soit maire et non M. Sarre. « Le XIème est en retard par rapport à d’autres arrondissements, notamment sur la rénovation urbaine. Il faudra un maire d’arrondissement en proximité immédiate avec le prochain maire de Paris pour obtenir les aides financières nécessaires ». En clair, si le onzième a été « oublié financièrement » par Bertrand Delanoë, c’est parce que son maire n’était pas socialiste. Ce chantage démocratique insupportable, preuve d’un sectarisme scandaleux, ne prend même plus la peine de se masquer… M. Delanoë a en tout cas la rancune tenace, le tort de George Sarre datant de la présidentielle de 2002 où Chevènement aurait fait perdre Lionel Jospin, ami de longue date de Delanoë…

Voulez-vous d’un maire qui prend les parisiens pour des imbéciles ?

Concernant les nouveaux projets immobiliers du Maire de Paris, M. Bloche répond, très sérieusement : « Je préférerais que nous ne parlions pas de « tours », ça fait peur, mais disons plutôt « immeubles de grande hauteur » ». Nous voilà rassurés !  Plus loin, il ajoute « Il ne faut pas parler du « grand Paris », c’est arrogant, mais d’une « agglomération parisienne » » Par contre, ce n’est pas arrogant d’avoir, comme Bertrand Delanoë, déclaré avant son élection être favorable à une structure intercommunale… mais de s’être bien gardé d’en avoir fait une priorité une fois devenu maire… par peur du vote des habitants des communes limitrophes ?

Voulez-vous d’un maire schizophrène ?

« Notre action n’a pas été une action anti-automobilistes. Son principe est de créer une offre de transports en commun pour que l’utilisation de la voiture régresse, sans que ce soit à cause de contraintes particulières » Le croit-il sincèrement ? A-t-il oublié cette phrase édifiante d’Yves Contassot, adjoint à l’environnement de Bertrand Delanoë : « Ce n’est qu’en leur faisant vivre l’enfer que obtiendrons des automobilistes qu’ils renoncent à leur bagnole ».

Thomas Zlowodzki

Rédacteur en Chef de la Lettre du Onzième