« 2008-01 | Page d'accueil | 2008-03 »

28.02.2008

La permanence de campagne de l'ex-PS Eric Besson saccagée

La permanence de campagne d'Eric Besson, ancien socialiste et actuel secrétaire d'Etat à la prospective, a été saccagée dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 février à Donzère (Drôme). "La porte d'entrée a été forcée, la vitrine brisée et, à l'intérieur, tout a été saccagé", a précisé un gendarme.

Maire depuis 2001 de cette ville de 4 800 habitants et candidat à sa succession, M. Besson, dont la candidature est soutenue par l'UMP, a porté plainte. Il a condamné "fermement les actes de vandalisme dont a été victime le local de campagne" de la liste qu'il conduit. Il "accuse [l'opposition] d'avoir créé un climat nauséabond qui a facilité (...) ces faits délictueux". Affirmant faire l'objet depuis quelques semaines "d'insultes, de diffamations, d'attaques publiques et de haine", M. Besson a en outre estimé qu'il ne trouvait pas surprenant que "quelques irresponsables se croient autorisés à joindre des actes à des paroles".

(source : Le Monde / AFP)

25.02.2008

Réunion publique le 27 févier

1223269074.jpg

Invitation 27 février 12 02 08.pdf

21.02.2008

Contre la droite bling-bling, Delanoë ressort la gauche caviar

Excellent article paru mercredi dans Le Perroquet libéré :

Les "talents de Paris" se mobilisent pour Bertrand Delanoë.
Au menu : people, gros contribuables, obligés en tout genre et... caviar ! 
 

C'est plus fort que lui : même dans une campagne municipale axée sur la proximité et les sujets du quotidien, il faut que ça brille. Qu'on fasse la fête.

Le 18 février, Bertrand Delanoë réunissait un parterre de gens connus s'intitulant modestement les "Talents de Paris" pour montrer aux Parisiens qu'en matière de mondanités aussi, il a "un temps d'avance".

Ils étaient rassemblés au musée des Arts Forains, autour d'un buffet alimenté à grand renfort de foie gras et de
caviar. Comme quoi, même à gauche, l'obscénité de ceux d'en haut s'affiche de façon décomplexée.

Il n'est pas inintéressant de se pencher un peu sur ces fameux "Talents de Paris". Inutile d'y chercher des artisans : ils ne rentrent pas dans la définition...6144f600f46e7b729a4410aa2ef97919.jpg

On y trouve en revanche pas mal de gens qui ont en effet de bonnes raisons d'aimer le maire de Paris. Ceux qui bossent pour lui par exemple : Fabien Galthié, recasé à l'Hôtel de Ville après sa retraite d'international de rugby, Jean-Michel Ribes, nommé à la tête du théâtre du Rond-Point par la municipalité, Lionel Stoleru, président du CODEV par les bonnes grâces du maire, ou encore Alain Geismar, ex-membre du cabinet de Bertrand Delanoë.

Il y a aussi ceux qui, pour diverses raisons, peuvent dire merci à Bertrand Delanoë : Luc Besson (merci pour la responsabilité du film de promotion des JO, même s'il a déplu au CIO...), Cabu (merci pour l'expo de mes dessins à l'Hôtel de Ville et dans le bulletin municipal), Alain Cayzac (merci pour la subvention municipale du PSG), Max Guazzini (merci pour le stade Jean Bouin), Orlando (merci pour l'hommage à Dalida), Elie Semoun (merci pour le Show-Case), Line Renaud (merci pour la place Loulou Gasté), ou Nadine Trintignant (merci pour la place Marie Trintignant). Ils sont trop nombreux pour être tous cités...

Et il y a ceux dont on ne sait pas bien quel "talent" leur vaut d'être là, comme Mazarine Pingeot, "écrivain et professeure" ou Tristan Mendès-France, "blogueur". Un talent héréditaire, sans doute.

Beaucoup de gros contribuables (spéciale dédicace à Pierre Bergé, BHL et Max Théret dont ceux qui se souviennent des scandales financiers du mitterrandisme finissant n'ont peut-être pas oublié le nom) en tous cas, et même quelques habitants de Neuilly sans doute venus pour saluer les efforts de Bertrand Delanoë en faveur du Grand Paris. A l'heure de l'ouverture, la gauche caviar intégre aussi des personnalités d'habitude marquées à droite comme la chiraquienne Line Renaud et le patron de Pink TV, Pascal Houzelot, ex-collaborateur de Chirac ensuite recasé dans l'état-major de TF1.

Il fallait être là pour compter vraiment. C'est sans doute pour ça qu'il y a eu des incrustes comme Gérard Miller qui se pavane
devant la caméra du Parisien alors que son nom n'est pas au nombre des "200 Talents". Un nombre qui n'est pas sans rappeler les 200 familles dont la gauche reproche sans cesse à Françoise de Panafieu d'être l'héritière.

Gauche caviar contre droite bling-bling, ça promet pour 2012...
Auteur du texte : Perroquet Libéré

19.02.2008

La gauche la plus laxiste du monde

Trop c'est trop. A entendre les réactions du PS, de Ségolène Royal en particulier, des Verts, du PC et même jusqu'à François Bayrou, l'intervention de lundi matin à Villiers Le Bel serait coupable, définitivement coupable, en raison de sa "surmédiatisation" .Ce serait un show de Sarkozy pour remonter dans l'opinion publique. Voici un échantillon de ces réactions recueillies sur le site du Nouvel Obs et du JDD.

LCR :"Cette incursion massive des forces de police, incluant anti-gang et RAID, ne peut que traumatiser la population et les enfants se rendant à l'école.Le gouvernement de François Fillon voudrait stigmatiser Villiers-le-Bel qu'il ne s'y prendrait pas autrement"."Ainsi, Nicolas Sarkozy, en chute dans les sondages et dans l'opinion, à la veille de municipales qui s'annoncent périlleuses pour l'UMP, renoue avec ses fondamentaux: la police au service de sa politique spectacle".

A 6 heures du matin, des enfants allant à l'école ? Et puis toujours la même rengaine, la stigmatisation. Et l'assimilation de l'ensemble d'une population aux comportements de l'INFIME minorité de délinquants en son sein. Non, les habitants de Villiers Le Bel ne sont pas des agresseurs de policiers. Mais ceux qui ont commis ces actes gravissimes doivent être punis, et la police doit mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour cela. Comme le dit d'ailleurs la Procureur de Pontoise : "Il est certain que compte tenu du nombre d'interpellations, de la nécessité de les interpeller tous ensemble, des moyens de communication actuels (...) les méthodes d'intervention (...) étaient à la hauteur des faits criminels extrêmement importants qui se sont déroulés à Villiers-le-Bel". "Il était important que sur chaque objectif il y ait un groupe important, puisqu'on a toujours des officiers de police judiciaire, des enquêteurs. Le RAID est intervenu pour ceux que nous soupçonnons d'être les tireurs"

Suite des réactions :

Ségolène Royal : "Ce qui m'étonne, c'est qu'il y a eu, semble-t-il, des caméras pour accompagner les forces de police. On connaît ça maintenant avant chaque échéance municipale, je crois que c'est un dysfonctionnement grave de la République". "Quand des caméras accompagnent des opérations policières massives en période municipale, c'est une façon d'influencer l'opinion, de vouloir faire peur". "Il ne faudrait pas que la campagne électorale des municipales donne lieu à des opérations policières médiatisées".

Marie-George Buffet : "Quelle humiliation pour les hommes et les femmes de ce quartier, qui essaient de vivre dans des conditions souvent difficiles, que de voir cet investissement policier énorme". "On a fait un show, on aurait pu procéder autrement". Et d'ajouter (sur i-télé) : "d'ailleurs, à voir tous ces policiers tassés dans les cages d'escalier, on se demande s'ils étaient bien tous utiles".

 Un "dysfonctionnement - grave ! - de la République, une "humiliation" pour les habitants de Villiers le Bel. Diable ! Il est certain qu'il aurait mieux valu une certaine discrétion autour de cette opération. Il est en revanche incertain que ce soit le gouvernement qui ait orchestré la fuite. Michèle Alliot Marie s'en est même plainte, elle regrette "profondément que des fuites aient conduit à une médiatisation importante de cette opération, parce que cette médiatisation pouvait avoir des conséquences graves, nuire à (sa) bonne réalisation".Cette médiatisation "pouvait également mettre en jeu la sécurité des policiers et des journalistes".

Mais surtout, la gauche cède une fois de plus à son tropisme laxiste, en saisissant le moindre prétexte pour critiquer l'action du gouvernement et de Nicolas Sarkozy. L'action de ce matin n'est ni un exploit, ni un dysfonctionnement grave de la République, c'est tout simplement l'application de la loi de la République, avec fermeté, et avec les moyens nécessaires. D'une certaine manière, cette démonstration de force pourrait avoir une vertu dissuasive pour de futurs apprentis "tireurs de flics".

Monter une polémique sur l'action de ce matin est un manque de respect à l'égard des policiers qui ont affronté la situation en novembre avec un courage époustouflant.

C'est bizarre, il me semble avoir moins entendu Ségolène Royal et consorts sur la médiatisation du SMS de Nicolas Sarkozy...

Et puis franchement, qu'est-ce qui fait peur ? Une intervention de policiers pour arrêter des réseaux délinquants ? Ou bien que des comportements illustrés par la photo ci-dessous, prise lors des émeutes de Villiers Le Bel, restent impunis ?...

1515e084ba2a56236fec26164c23cb6d.jpg

18.02.2008

Delanoë n'aime toujours pas le débat

Bertrand Delanoë ne participera pas au débat sur les municipales à Paris, jeudi soir sur RTL, avec les candidats Françoise de Panafieu (UMP), Marielle de Sarnez (MoDem) et Denis Baupin (Verts), a-t-on appris lundi dans l'entourage du maire. C'est sa première adjointe et porte-parole de campagne Anne Hidalgo qui participera à ce débat (19H00 à 20H00) pour défendre le projet Delanoë, a-t-on précisé de même source. La candidate UMP à la mairie de Paris, Françoise de Panafieu, a de nouveau demandé lundi à M. Delanoë d'y participer. Dans l'entourage du maire de Paris, on précise que «la question se posera entre les deux tours». «On a reproché à Bertrand Delanoë en 2001 d'avoir débattu avant le premier tour avec Philippe Séguin. Il n'a pas voulu rééditer cette logique». On ajoute de même source qu'«avant le premier tour, le débat se fait avec les Parisiens» et que le maire «souhaite respecter le cours normal de cette élection».

Source : AFP | 18.02.2008 | 16h53

Demandez le programme

Nombreuses de mes notes précédentes étaient d'une tonalité critique à l'égard de l'actuel Maire de Paris et de son Bilan. Cela me semble légitime, surtout pour casser l'image très flatteuse que Bertrand Delanoë a su se construire dans les médias, et sans commune mesure avec la réalité vécue au jour le jour.

Mais une élection se joue avant tout sur un projet. Je vous invite donc à lire le PROGRAMME de Claude-Annick Tissot, candidate dans le XIème.

Projet.pdf

17.02.2008

Invasion de rats à Paris

Publié dans l'excellent Dans mon HLM, une vidéo édifiante réalisée par le Parisien début janvier 2008 (oui, 2008 !) sur l'efficacité de l'OPAC pour gérer les logements sociaux si chers à Delanoë. Eh, Bertrand, il ne suffit pas de les construire, il faut encore les entretenir !

Des centaines de rats ont envahi la Cité Curial dans le XIX ème arrondissement de Paris. Terrorisés, les habitants ont alerté à plusieurs reprises la Mairie et l'Opac de Paris. Sans résultat.

16.02.2008

Ca frite entre les verts et le PS

Entendu ce matin sur le marché Charonne, des éclats de voix sonores éclatent à côté de moi parmi les militants tractant pour le PS pour les Verts :

Militant vert à un militant du PS :  "de toutes façons, vous en avez rien à faire des verts, ni de l'écologie, vous vous êtes alliés avec nous en 2001 parce qu'on avait 10% des voix"

Militant PS : "Vous pouvez pas dire ça, Delanoë a toujours été écologiste..."

Militant vert "Et il a toujours été centriste, aussi ? Pour courtiser le modem comme il le fait ? Aujourd'hui, vous draguez le Modem, uniquement parce qu'ils vont faire plus de 10 % des voix... Vos alliés, c'est n'importe qui tant qu'ils font 10 % des voix..."

Deuxième militant du PS intervenant :  "Camarades, arrêtez ces discussions... il y a l'UémePé pas loin..."

Dommage, ça commençait à être intéressant...

13.02.2008

Stationnez, y a rien à voir !

Un petit exemple de la manipulation de l’information par la Mairie de Paris, à l’ère du « vertueux » Delanoë.

Je reçois à mon domicile en janvier 2008 un courrier de la Direction des déplacements de Paris qui s’intitule triomphalement « RESIDENTS, GAREZ-VOUS PLUS FACILEMENT ». La  lettre annonce que :

« Les nouvelles zones de stationnement définies en 2005 vous ont permis de bénéficier de places mieux réparties autour de votre lieu d’habitation.

Désormais 210 nouvelles places sont ouvertes au stationnement résidentiel. 

De nouvelles portions de rue passent du stationnement « rotatif » au stationnement « mixte ».

Ces améliorations de l’offre de stationnement en faveur des résidents sont le fruit d’une réflexion à l’échelle de la ville sur la répartition des places entre résidents et visiteurs, en relation avec les évolutions du tissu économique. En effet, certains secteurs très commerçants sont devenus plus résidentiels au fil des années. La répartition des places entre les visiteurs et résidents parisiens a donc été revue au bénéfice des Parisiens.

Cette modification se fait sans contrepartie : aucune voie ne sera retirée au stationnement actuellement résidentiel »

Que retient-on de cette lettre ? A priori, que du mieux : de nouvelles places de stationnement pour les Parisiens, grâce à une « réflexion à l’échelle de la ville ». Quelle chance nous avons d’avoir en Bertrand Delanoë un Maire intelligent et responsable… Sauf que…

Précisons d’abord le vocabulaire pour les non initiés :

§          Le « stationnement rotatif » est limité à deux heures consécutives. Il s’agit tout simplement d’un stationnement de type « zone bleue » (où il faut utiliser un disque pour indiquer l’heure d’arrivée et donc l’heure limite où l’on doit repartir)… mais payant.  Ceci, sans condition d’origine du véhicule : qu’on soit parisien ou banlieusard, tout le monde est logé à la même enseigne. Le stationnement résidentiel (0,5€ par jour pour les parisiens dans leur quartier de résidence) n’est pas possible dans cette zone. Ce type de stationnement est particulièrement adapté aux zones commerçantes, où il est important que les visiteurs puissent se garer ; ce système permet qu’il n’y ait pas trop de véhicules immobilisés pour un stationnement long.

§          Le « stationnement mixte » est ouvert à la fois aux résidents et aux visiteurs. Il permet le stationnement résidentiel.

Ces précisions étant établies, quatre remarques :

1 - La politique parisienne est clairement effectuée en faveur des parisiens « résidents » dans le quartier et non des commerçants. Cette politique diminue en effet les zones susceptibles d’attirer la visite de personnes extérieures au quartier : autres parisiens, habitants de la banlieue. Le « au bénéfice des Parisiens » exprime bien l’égoïsme de la politique de Delanoë, et même cette propension à isoler les quartiers parisiens les uns des autres, et Paris de la banlieue. Chacun chez soi, et surtout n’accueillons pas les étrangers... on pourrait presque parler de « xénophobie territoriale ». Bien entendu, la voiture n’est pas le seul moyen de transport. Mais pour acheter une plante en pot, des meubles, du matériel électroménager, un ordinateur de bureau, des aspirateurs, des objets de collection, cela peut parfois être utile. Je ne choisis pas au hasard, car les voies concernées, en particulier l’avenue Philippe Auguste, compte notamment un Conforama et d’autres commerces vendant précisément ce type de produits ; je n’ai d’ailleurs pas vu ces commerces fermer depuis 2003. Les commerçants (patrons ou employés) ne semblent donc pas être, pour Delanoë, des Parisiens.  Il est vrai que vu les prix de l’immobilier, ils ont de plus en plus de mal à se loger à Paris. Ne seraient pas non plus très parisiens les résidents qui auraient l’impudence de s’aventurer -  en voiture ! - hors de leur quartier pour faire des achats. Le « vrai Parisien » est le résident qui laisse sa voiture chez lui ; à la limite, on peut se demander à quoi elle lui sert…

2 - Cette première remarque étant faite, on pourrait toutefois se réjouir, en tant que résident. Ainsi, depuis 2005, de nouvelles zones seraient passées en pur stationnement résidentiel, libérant 210 places. Une carte est jointe au verso de la lettre pour préciser la localisation des ces nouvelles places. Je tourne la page et… surprise, je vois que ces nouvelles places se concentrent essentiellement Avenue Philippe Auguste (avec la rue Léon Frot). Voyez ci-dessous l’image de la carte, ces zones sont indiquées en rouge :

8bd9646f8082c5f3e6100b65a0053b2d.jpg

Le seul hic c’est que… l’avenue Philippe Auguste est en stationnement mixte depuis des années, et que ce statut n’est absolument pas nouveau !!! Habitant le quartier depuis 2003, il me semblait que l’Avenue Philippe Auguste avait toujours été ainsi (il est vrai que je n’avais pas de voiture à l’époque). Pour en avoir le cœur net, je ressors la carte que j’ai reçue récemment lorsque je me suis inscrit au stationnement résidentiel, et qui date… d’avril 2005. La voici :

0184cd32f2c3766d80f5a3b4f7c0b8b1.jpg

On voit clairement que l’avenue Philippe Auguste figure en jaune, ce qui indique qu’elle était déjà en zone mixte à cette époque (avril 2005). L’erreur concerne également la rue Léon Frot, qui nous est présentée comme ayant été intégralement passée en zone mixte depuis 2005, alors qu’elle l’était déjà en partie (sur sa partie nord, cf. carte en pièce jointe à la fin de ce billet).

C’est donc un flagrant mensonge de la Mairie de Paris, qui annonce avoir ouvert 210 nouvelles places au stationnement résidentiel depuis 2005, alors qu’elle n’en a ouvert au plus que 50 ! (les deux voies en question représentant 90 % des nouvelles ouvertures, au vu du tracé sur la carte, cf. carte de l’ensemble du XIème en pièce jointe).

Cette histoire, qui pourrait paraître anecdotique, illustre au contraire parfaitement les pratiques en règle à la Mairie de Paris sous Delanoë. Une communication mensongère, qui fait apparaître le Maire comme un modèle d’efficacité, en se basant sur des chiffres trafiqués, et en tablant sur le fait que personne n’ira vérifier. Ni les citoyens, ni les journalistes. C’est bien parce que j’habite Avenue Philippe Auguste et que, ayant renouvelé récemment ma carte de stationnement résidentiel j’avais encore sous la main ce plan de 2005, que je me suis rendu compte que quelque chose clochait, mais combien de personne ont vérifié ? En particulier ceux qui n’habitent pas Avenue Philippe Auguste, mais à l’autre extrémité de l’arrondissement ? Du coup, à force d’asséner sans contradicteur dans les médias que lui, Bertrand Delanoë, a fait mieux que la droite sur bien des domaines, que la droite n’a pas de programme, etc. eh bien tout le monde le croit ! Sur les logements sociaux, sur les pistes cyclables, sur les crèches, les résultats de Delanoë sont bien moins reluisants que ce qu’il affiche… (ce qui ne veut pas dire qu’il n’a rien fait). Certes, le fait de vouloir se présenter à son avantage est un comportement commun à de nombreux hommes politiques, de droite comme de gauche. Mais ici, la malhonnêteté intellectuelle est récurrente et « décomplexée ». D’autant que…

3 - …ces 210 « nouvelles places » (en fait 50) ne prennent pas en compte… les places détruites par l’installation de Vélib’ ! Alors qu’il était déjà très difficile de se garer dans le XIème, la situation s’est nettement aggravée depuis l’implantation des stations Vélib' ; celles-ci ayant été délibérément placées sur des emplacements de stationnement, alors même qu’il existait des solutions alternatives (deux exemples près de chez moi : sur le trottoir - très large - à l’angle du Boulevard Voltaire et de la rue des Boulets, ou sur le terre-plein de la place de la Nation ; nous proposons d’ailleurs avec Claude-Annick Tissot de relocaliser autant que possible les stations de Vélib' sur des emplacements permettant de retrouver les places de stationnement perdues). J’utilise Vélib' régulièrement et avec plaisir, mais je n’accepte pas la bêtise de cette politique anti-bagnoles. Bref, sur l’ensemble du XIème, environ 50 stations Vélib' ont été implantées dans un premier stade, et de nouvelles viennent d’être construites, au moins une dizaine. Voyez ci-dessous l’implantation initiale (source Express de l’été 2007) :

24993eeb9f1261261d03efdc6d5af981.jpg

Sachant que certaines stations, comme à la sortie du métro Faidherbe-Chaligny, ont été placées à des emplacements « intelligents » (mais c’est malheureusement une minorité), sur 60 stations, comptons que 50 ont supprimé des places de stationnement, trois en moyenne (cela dépend de la taille des stations). Ce qui donne un total de 50*3 = 150 places supprimées.

Donc au total, au lieu de 210 places « nouvellement offertes au stationnement résidentiels », 150 places de stationnement ont été détruites et seulement 50 places ont changé de statut (elles ne sont pas nouvelles !  elles changent uniquement de statut).  Cela change un peu la nature du message, non ? Est-ce toujours : « Résidents, garez-vous plus facilement ! » ?

4 - Enfin,  on peut s’interroger sur le timing d’un tel courrier… à quelques semaines des élections municipales. Delanoë, utiliser les services publics - colportant des informations mensongères - pour sa propre comm’ ? Non, vous ne pensez pas le vertueux Bertrand capable de telles pratiques… Vous voyez vraiment le mal partout…

Comme dirait l’autre, le Diable se cache toujours dans les détails…

Pièces jointes :

Courrier de la Mairie de Paris (page 1) : Courrier stationnement Paris r.JPG

Courrier de la Mairie de Paris (page 2, le plan, les places « désormais » réservées au stationnement résidentiel figurent en rouge) :Courrier stationnement Paris plan.JPG

Plan d’une partie du onzième à avril 2005 : Carte stationnement résidentiel avril 05.JPG

Stations de Vélib’ du onzième (première phase d’implantation) : Carte Vélib XI red.JPG

11.02.2008

Hommage à Yves Contassot & Concertation Pipeau

Billet de contraste et de proximité aujourd’hui.

De proximité, car il s’agit d’un sujet concernant un endroit très particulier du XIème, le square Émile Gallé. Lors du conseil de quartier Nation/Alexandre Dumas du 27 novembre dernier, il avait été fait état d’un projet d’aménager le square Émile Gallé (cité Beauharnais), en y incluant un terrain de football - un « espace ballon » dans la novlangue officielle de la Mairie de Paris, ou plutôt des éducateurs « progressistes » (comprendre : complètement infusée dans l’idéologie socialiste bien-pensante). Ce projet provenait d’une association d’éducateurs qui avait rencontré les « jeunes » (sic) du quartier - en l’espèce, il s’agissait d’une vingtaine de pré-adolescents de 10-12 ans - , lesquels se plaignaient de ne pouvoir jouer au football dans le jardin en question (ou plutôt de ne pas pouvoir y jouer tout le temps, car certains gardiens tolèrent leur présence, comme je le rappelais au cour de ce conseil de quartier).

Lors du conseil de quartier, j’avais interrogé les éducateurs sur ce projet : pourquoi ne pouvaient-ils pas utiliser le square des jardiniers, récemment aménagé avec un fameux « espace ballon », à 500 mètres à peine ? Selon les éducateurs, les « jeunes » ne voulaient pas y aller, car des « plus grands » ne leur laissaient pas la place pour jouer, et cet espace serait situé trop loin.  500 mètres, trop loin ???, décidément même à Paris les jeunes sportifs sont vite fatigués… Deuxième question de ma part : pourquoi ne pouvaient-ils pas utiliser un ballon en mousse dure, moins sonore ? « Ah, les jeunes n’aiment pas ce ballon, ça fait pas vrai ». Surtout, j’avais exprimé mes doutes sur la concertation affichée par ces éducateurs : ils prétendaient avoir informé tout le voisinage, alors même que nous étions, parmi l’assistance du conseil de quartier, plusieurs à habiter dans un immeuble qui donne sur ce square, et que nous n’avions reçu aucun courrier, contrairement à ce qu’ils prétendaient. Il y eut un silence gêné, et pas d’explication probante sur ce point ; ils auraient « oublié » l’immeuble que j’occupe (quand même 100 logements qui jouxtent tout le versant est du jardin).

Bon, l’issue du conseil de quartier était de transmettre un vœu pour ÉTUDIER la possibilité d’aménager une solution pour que ces jeunes puissent jouer au ballon dans le square, sans que ce soit une demande ferme, et avec consultation préalable des riverains. Je laisse mes coordonnées pour être tenu informé. Et là, quelle ne fut pas ma surprise de recevoir une lettre fin janvier 2008, de M. Cantassot, précisant qu’il avait reçu une « demande de créer un espace de jeux de ballon dans le square Émile Galé. » Termes repris à peux près à l’identique dans une lettre de George Sarre du 11 janvier : « lors de sa séance plénière du 27 novembre 2007, le Conseil de quartier Nation/Alexandre Dumas a émis le vœu qu’un espace de jeux de ballon soit créé dans le square Émile Gallé ».

C’est complètement FAUX. Le conseil de quartier n’a pas validé ce projet, et le vœux ne demandait qu’une étude du projet, en concertation avec les riverains. Je m’en souviens, car j’ai participé au vote et me suis abstenu. Voilà la concertation pratiquée par la mairie de Paris ! Ce projet, s’il avait lieu, aurait consisté à créer un terrain de football à la place d’un square… qui est encerclé d’un carré d’immeuble de 6 à 10 étages, créant une caisse de résonance qui aurait créé des nuisances sonores importantes pour les riverains. Le projet revenait à favoriser 20 à 30 adolescents au détriment de la tranquillité de plus d’un millier de personnes ! (environ 500 logements autour de ce square), sans consulter lesdites personnes ! Alors même qu’il existe un terrain de jeux à 500 mètres de là !

Heureusement, nous fûmes sauvé par… le bon sens d’Yves Contassot ! En effet, dans sa lettre du 26 décembre, l’adjoint au maire chargé de l’environnement, de la propreté, des espaces verts et du traitement des déchets, répondait par la négative à la demande, en s’appuyant sur des arguments simples : « ce jardin très végétal, très apprécié de tous, est un des jardins les plus fréquentés du 11ème » (…) « D’autre part, installer dans ce square une aire de jeux de ballon ne serait que déplacer le problème car le jardin est lui-même entouré d’immeubles d’habitation » « il faut plutôt orienter ces jeunes vers l’aire de jeux du square des jardiniers, située à proximité et rénovée récemment. Une demande pourrait être faite auprès de la DJS pour qu’elle fasse intervenir des animateurs qui organiseraient des activités encadrées ».

Je terminerai en faisant remarquer le double langage de M. Sarre, qui avait adressé mi-novembre au conseil de quartier une lettre dont il émanait qu’il ne soutenait pas le projet. Hors, dans son courrier de janvier, M. Sarre se retranche derrière M. Contassot, à qui il laisse l’entière responsabilité du refus de ce projet. M. Sarre pensait sans doute laisser le mauvais rôle (celui qui refuse quelque chose aux « jeunes ») à  M. Contassot, plutôt que d’assumer ses responsabilités de Maire.

En mars 2008, il est temps de donner à la Mairie du XIème un Maire qui assume ses choix, et ne soit pas l’otage d’associations qui ne se soucient guère de l’intérêt de l’ensemble des habitants du XIème…

 

PJ :

- lettre d'Yves Contassot : lettre Contassot red.JPG

- lettre de George Sarre : lettre Sarre red.JPG

Toutes les notes