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06.01.2008

Recherche taxi désespérément

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Tranche de vie ce samedi 5 janvier au soir. De retour à Paris après quelques jours en province, j'arrive chargé de bagages à 17h45 Gare d'Austerlitz. Bien obligé de prendre un taxi, je me dirige vers la file d'attente de la gare d'austerlitz. Stupeur ! une file énorme - sans abri et donc sous la pluie - et aucun taxi à l'horizon. J'ai du attendre sous la pluie près de 30 minutes pour monter dans un taxi.

Merci la politique de transports de Delanoë !

Commentaires

La réforme de la corporation des taxis et du système des "plaques" qui entretient la pénurie n'incombe-t-elle pas au gouvernement plutôt qu'à la mairie de Paris (quelle que soit la couleur politique de cette dernière ?)

Ecrit par : Alex | 12.01.2008

Bonjour,

Il est vrai que le Maire de Paris n'a pas tous les leviers en main pour augmenter le nombre de taxis dans la capitale. Toutefois, ce n'est que très récemment qu'il s'est ému du sujet et a mis la pression sur les pouvoirs publics (préfecture de Police de Paris) pour augmenter le nombre de taxis.

Surtout, à partir du moment où il est difficile de compter sur une augmentation des taxis, est-il responsable de mener une politique anti-bagnoles ? N'est-ce pas mettre la charrue avant les boeufs ? Si les gens ont besoin d'une voiture en raison du manque de taxis, pour transporter des objets lourds, rentrer chez eux le soir une fois que le métro est fermé, comment font-ils alors qu'on supprimme des places de stationnement, qu'on ne construit pas de parking public (exemple du XIème), et qu'on diminue les obligations de construction de parking en sous-sol pour les nouvelles constructions à Paris (Plan de Logement et d'Urbanisme voté l'an dernier par la majorité socialiste) ?

Et puis, pourquoi ne pas créer un nouveau statut de taxis dépendants de la Mairie de Paris ? Pourquoi ne pas prôner la "désobéissance civile" sur ce sujet et créer une offre complémentaire (des taxis spécial soir et WE) ? Parce qu'au fond, Delanoë ne souhaite pas vraiment une augmentation des taxis à Paris, et que sa politique est une politique anti-bagnoles. Dans ce cadre, le fait qu'il ne maîtrise pas le système d'attribution des plaques est une "bonne excuse" qui lui permet de se poser en victime. Du moins, telle est mon analyse...

Thomas Zlowodzki

Ecrit par : Thomas Zlowodzki | 15.01.2008

Bonjour,

Je ne connais guère les taxis parisiens (depuis trois ans que je suis à Paris, j'utilise les transports en commun et le réseau de bus de nuit). Mais il me semble quand même que le maire de Paris n'y peut pas grand chose en ce qui concerne les taxis. Ni même d'ailleurs en ce qui concerne les décisions de la RATP, si on veut parler des transports en commun.

Vous parlez, Thomas, dans votre réponse, des gens qui ont "besoin d'une voiture en raison du manque de taxis, pour transporter des objets lourds, rentrer chez eux le soir une fois que le métro est fermé", ce que vous mettez en lien avec la suppression des places de stationnement, la non construction de parkings publics et privés.
Je ne nie pas ce besoin (occasionnel) de voiture. Cependant, à l'heure du développement durable, je pense qu'il ne faut pas favoriser la possession de voitures.

Oui aux taxis, oui aux voitures en libre service (deux petites places ont ouvert il y a peu M° Saint-Ambroise ; c'est à encourager), mais surtout oui aux transports en commun.

Bien évidemment, il faut une politique cohérente et volontaire derrière. Est-elle pour autant du seul ressort du maire de Paris ? Je ne crois pas.

Cordialement,

Mathieu

Ecrit par : mathieu | 19.01.2008

Bonjour,

M. Delanoë est élu depuis 7 ans. En 2001, c'était Lionel Jospin, son "ami de trente ans" au PS qui était au pouvoir. Pourquoi n'a-t-il pas demandé un assouplissement des licences de taxi à ce moment là ? Serait-ce par hostilité "idéologique" à la voiture?

Par ailleurs, depuis 7 ans, M. Delanoë aurait tout à fait eu le temps de mener une campagne politique pour faire pression sur les pouvoirs publics pour obtenir une augmentation du nombre de taxis. Or, ce n'est que fin 2007 qu'il a commencé à s'exprimer en ce sens. Et ce, en vue des municipales et afin de se "débarrasser" de cet échec patent de la politique des transports à Paris. D'autant plus patent qu'on décourage par ailleurs les parisiens (et les habitants des banlieues proches) de conserver une voiture (cf. réponse infra).

Enfin, je reste opposé à vous sur la philosophie anti-voitures. Si je pense que les transports en commun doivent permettre de se substituer à certains usages de la voiture, je pense qu’ils sont limités (cf. ma réponse sur l’autopartage).

Je pense enfin que la voiture et une circulation fluide sont encore les meilleurs instruments contre la hausse des prix immobiliers à Paris intra-muros. Je m’en expliquerai dans un prochain post.

Cordialement,

Ecrit par : Thomas Zlowodzki | 21.01.2008

GE-NIAL ! Il casse la barraque ce blog, je regrettais celui de Marc Etenna mais là je suis comblé.

Ecrit par : vincent | 21.01.2008

Bonjour Thomas,
je ne comprends pas très bien les propositions que vous apportez pour essayer remédier à la situation de la circulation automobile à paris. Peut-être voulez vous "adapter la ville à la voiture" en construisant une voie rapide à la place du canal saint martin comme cela était envisagé dans les années 60 ?

à propos des taxis, nous devons bien reconnaître que Bertrand delanoe n'a pas fait grand chose pour en augmenter le nombre, mais il rejoint dans cette inaction les deux maires précédents. Il me semble que pour une raison étrange l'influence des taxis soit bien supérieure à leur poids politique réel.

Vous allez assez loin dans la démagogie en prônant la "désobéissance civile", sauf erreur les taxis parisiens sont sous le contrôle du préfet de police de paris dont le "chef" n'est autre que le ministre de l'intérieur qui durant une bonne parties de ces huit dernières années s'appelait Nicolas, étrangement le président de votre mouvement politique qui est plus tard devenu président de la république.
Je vous conseille donc d'écrire à l'élysée plutôt que sur ce blog pour vous plaindre de la pénurie de taxi à paris.

Ecrit par : thomas | 21.01.2008

Concernant la "désobéissance civile", j'entends par là que pour d'autres sujets (cf. RESF ou encore récemment sur l'accueil des enfants dans les écoles le jour de grève des enseignants), M. Delanoé ou ses alliés ne craignent pas d'aller contre les contraintes de l'Etat. Je ne vois pas en quoi c'est de la démagogie que de remarquer que M. Delanoé, s'il était si partisan de l'augmentation des taxis à Paris, aurait très bien pu créer un service de "taxis de la mairie de Paris", quitte à aller au clash juridique et ainsi susciter un changement du pouvoir politique (qui n'est UMP que depuis 2002, alors que le mandat de M. Delanoë a débuté en 2001).

Par ailleurs, pour fluidifier le traffic, une des propositions de Mme Françoise de Panafieu est de supprimmer les murets des voies de bus instaurés par M. Delanoë ; j'y adhère totalement. D'autant que la suppression de ces murets, en diminuant l'espace souvent démesuré accordé aux bus, permettra de retrouver des voies de circulation aux véhicules "du commun des mortels".

Bien entendu, les "embarras de Paris" n'ont pas débuté avec M. Delanoë. Mais nul autre avant lui ne les avait tant aggravés.

Soyez patient, vous lirez bientôt une note plus complète sur la circulation à Paris.

Cordialement,

Ecrit par : Thomas Zlowodzki | 22.01.2008

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